le bébé d'Adele
Prix Reine Mathilde 2017 à l'unanimité du jury.
2ème édition 2024, édité précédemment aux éditions Cogito en 2017.
Dans les quinze premières pages, on découvre l’histoire du bébé d’Adèle, l’acte odieux perpétré par Oscar Barey sur un nouveau-né, sans même le toucher. Insoupçonnable, il sera félicité pour son comportement exemplaire lors de cette soirée dramatique et c’est Adèle, la mère de l’enfant, qui sera accusée. Ce crime parfait devient pour lui un acte fondateur, sa féroce création, son modèle, sa fierté.
Gynécologue réputé, spécialiste des stérilités féminines, couvert d’éloges et admiré par les femmes qu’il soigne, Oscar Barey est par ailleurs fort sympathique ; sa main est tendue, son sourire franc, sa mine impeccable. À l’abri de tout soupçon, caché sous ses multiples visages, sous couvert de belles paroles, le tueur est patient.
Qui pourrait reconnaître, tapi dans les méandres glacés de son cerveau, le Mal absolu. Qui pourrait le démasquer ? Et malgré tout survivre.
Marie Murski a vécu quatorze années de violences conjugales perpétrées par un homme au-dessus de tout soupçon, histoire relatée dans son livre témoignage « Cris dans un jardin ».
Ici, l’auteure se libère enfin. Elle crée Sonia Balassi, héroïne danseuse de tango, blessée, fragile et attachante, qui entreprend, dans le secret absolu et le danger permanent, de piéger le tueur monstrueux. De l’attraper. De l’obliger à reconnaître ses crimes. Ceci avec d’inavouables procédés et d’improbables moyens.
